haïku

nicolas grenier a composé des haïkus en langue anglaise sur un mot suggéré par des personnalités du monde des arts, de la culture et de l’entreprise.

joseph agostini, carmen athena bramly, pierre autin-grenier, rita azevedo gomes, gilles babinet, alex beaupain, catherine belkhodja, bruce benderson, cécile berrebi de noailles, philippe besson, solange bied-charreton, pascal bonitzer, nicolas bordas, laurent bouhnik, pascal boulanger, christophe bourseiller, maïa brami, antoine bueno, maria grazia calandrone, jean-charles de castelbajac, mathieu césar, jean-david chamboredon, arnauld champrenier-trigano, pierre chappaz, ariane charton, ladislas chollat, frédéric chouraqui, catherine clément, régis clinquart, jean-paul cluzel, harold cobert, francis coffinet, denis cosnard, sabine crossen, jostein dahl-gjelsvik, francis dannemark, alain defossé, raphaël denis, stéphane distinguin, lydia djebaili, antoine dole, jean-claude dreyfus, julie durand, olivia elkaïm, giovanni fontana, david foenkinos, sandra freeman, giovanna frene, nathanaël gobenceaux, valentine goby, charles gonzales, joschi guitton, monte hellman, sophie jabès, philippe jaenada, stéphanie janicot, serge joncour, serge katz, thibault lang-willar, gabrielle de lassus saint-geniès, anne-sophie le rol, hervé le tellier, claude levêque, justine-juliette lévy, léon-marc lévy, marco lucchi, jean-clet martin, agnès merlet, constance meyer, rasmus michau, virginie michelet, pierre mikailoff, emmanuel moses, victoria neel, vincenzo ostuni, rui nogueira, renzo paris, aymeric patricot, florence payros, cypora petitjean-cerf gutierez, richard pinhas, rossella pompeo, jean portante, thomas b reverdy, jean-yves reuzeau, stéphanie reynaud, pasquale riviezzo, lea santamaria, lucia sapio, aziz senni, cedar sigo, olivier steiner, martin stranka, laurent de sutter, camille de toledo, valérie tong cuong, lauren withrow, carole zalberg,

News / Actualités

2014

Choregraphy / Lyrics: initials mb: moreno bernardi: 1971 verona: autobiografia 2013

2013

Book / A Côté de la Seine Autour de la Défense Cent Vingt-Sept Haïkus, préface de Jérôme Attal, étude de Nathanaël Gobenceaux

Book / Palais de l’Elysée Hôtel de Matignon Ministère des Affaires Etrangères & Autres Lieux de Pouvoir de la République Française en Haïkus

2012

Music / Dirty Art Club: Your Life Sounds Like a Silk Petal Falling Into the Universe

Nicolas Grenier’s official website containing news, lyrics, information, audio files and contact.

music / musique

Nicolas Grenier collabore avec des compositeurs du monde entier.

Anna Stereopoulou : Marrakech Below the Waterline Schweppes Symphony.

Bruce Leitch : Dreaming in the Southern Polar Cap of Your Thin Arms.

Bruce Leitch : ON the PlurAlity Of WorLds Nineteen Ninety-One.

Bruce Leitch : A Cosmos is a Harmonious and Philosophical System.

Dirty Art Club : Your Life Sounds Like a Silk Petal Falling Into the Universe.

Elizabeth Veldon : (In Her Eyes) Space is Curved and it is Possible to Have a Straight Line.

The Implicit Order : Windows to Bill Gates or Paul Allen and History of Windows.

The Implicit Order : John Fitzgerald Kennedy and the Toddler Nicholas from Paris in Five Stories.

The Implicit Order : Mark Zuckerberg The Magic Mountain Life and Times.

The Implicit Order : George Washington A Capitol an Idol.

The Implicit Order : Paul Krugman The Conscience of a Liberal.

The Implicit Order : Warren Buffett Speaks for The First Time With a Legendary French Poet.

The Implicit Order : Rem Koolhaas for the City Like an Addictive Machine.

The Implicit Order : Einstein, Nicholas, my Fantastic Wife and our Dog on the Beach at Home.

The Implicit Order : Ionic Atomic Molecular Particles and Bombastic Rays in Outer Space.

Soren Andreasen : (Lo)op Qu(an)tum Cosmology in a Holy Spirit.

Lost Trail : In the Edge of the Rose Garden Above Yves Bonnefoy.

Luis Antero : Pessoa Was Never Born, He Only Appears Like a Ghost in my Condo.

Laetitia Schteinberg : In my Happy Childhood, I Play Mathematics and No Piano.

Takuma Inoue feat. Jean-Philippe Dartois : (Ballad) On a Street in Phoenix or in City Loan Long Beach.

Hiroshi Yamauchi : (Born to Love) The Shortest Theorem of a Life.

Hiroshi Mehata : In the Eyes Virtual[ization] is Eternal Point.

Nao Sakamoto : Bank of the Seine in the Northwestern Suburbs of an Imaginary City.

Marco Lucchi : Sur le Chemin La Nuit.

Inga Liljeström : (Her Pianistic Lips) Stellar Radio Source Under Your Cloche Hat.

Landmaker, feat. Robert Lewinski, Bruce Leitch : Hips Hipster Mass Master.

Landmaker, feat. Robert Lewinski, Bruce Leitch : Either Blether Father.

Landmaker, feat. Robert Lewinski, Bruce Leitch : Update Me Download Me Sign Me Up.

Torphy : James Joyce Became a D.J in the West of London.

Javier Rosendo : Timeline of Cosmological Theories or Sloan Great Wall.

Zoy Winterstein : L’oeil Tourné Sur un Oreiller d’Eau Fraîche.

Yuzima : Your Eyes Are Like Solar Sparkling Bubbles.

Jean-Luc Hervé Berthelot : At the Terrace of an Imaginary Land, Wittgenstein Sips a Redbull and I the Poet an Orange Fanta.

Robert Shaun : En Souvenir d’un Esprit en Goguette à l’Hôtel de Mortemart.

Robert Lewinski : How Long is Her Hair in a Projection Room? Statistical and Fractional Dimension.

Motohiko Hirami : The First Day of Your New Life (From Mount Sinai).

Motohiko Hirami : The Voice in Your Hand.

Pour tout projet musical, contact par la page fan facebook.

poèmes de circonstance

TANKA FOR ZARA RETAIL COMPANIES ESTABLISHED IN 1975 –

CLOTHING STORE IN PARIS

 

OUTSIDE (ONE)     

Au soleil d’été

Le long de la baie vitrée

Le mannequin pose

Avec le geste de l’infant

Au fond de l’âme la joie

 

INSIDE (TWO)

À l’étage 2

Sous la lumière argentée

Les cintres résonnent

Face au miroir de silence

La jeune fille s’agite



 

PALAIS DE L’ÉLYSEÉ

55, RUE DU FAUBOURG SAINT-HONORÉ


À Nicolas Beaujon, banquier et Conseiller d’État (1718-1786).


I.

Au Salon Murat

La pendule oublie le temps

La nuit n’est que jour

 

II.

Dans la cour d’honneur

Après les degrés de pierre

L’huissier se retourne

 

III.

Par ciel infini

Face à la grille du Coq

L’eau nuée jaillit

 

IV.

En haut du palais

À l’aurore virevolte

Le drapeau français

 

V.

Au fond du couloir

Derrière un rideau tiré

Des voix s’éternisent


© copyright.

biography / biographie

Poète français, Nicolas Grenier est né en 1975. Il étudie à Sciences Po Paris, à l’Ecole Normale Supérieure, à l’Université Humboldt à Berlin, et en Sorbonne. Dans son parcours universitaire, il travaille pour l’essentiel sur la poésie, Ingeborg Bachmann, poétesse et romancière autrichienne.

Ses premiers poèmes paraissent dans la revue Europe fondée par Romain Rolland en 1923. Il s’agit d’un cycle de poèmes « State Poems », sur cinquante-et-un Etats américains, le titre faisant référence au recueil « Statische Gedichte » de Gottfried Benn. Des poèmes du recueil inédit en France « Paysages de Neige » sont publiés dans une vingtaine de revues américaines, notamment dans la revue Tower Journal, dans un numéro avec Kay Ryan, Prix Pulitzer de Poésie, 2011. Cinquante revues francophones ont publié des poèmes de l’auteur.

Il traduit des poètes allemands, Durs Grünbein, Georg Trakl, surtout « Fin du Monde » de Jakob van Hoddis, poème-phare de l’expressionnisme allemand dans une version libre et rimée en alexandrins, quatre-vingt-neuf ans après Louis Aragon. Il est l’auteur d’un article sur la poésie germanophone pour la revue Poésie Première, « Leçon sur la poésie de langue allemande d’après-guerre par un auteur français : représentation chronologique et exposition méthodique en présence de dix-sept poètes historiques ». L’auteur a également traduit des poèmes des Présidents des Etats-Unis, Abraham Lincoln, Jimmy Carter, Barack Obama.

Son recueil « Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d’après » préfacé par Jean Orizet, membre de l’académie Mallarmé, obtient le prix Paul Eluard décerné par la Société des Poètes Français. Le livre comporte un ensemble de tanka, forme suprême de poésie médiévale japonaise qu’il remet au goût du jour à travers un lieu parisien, Saint-Germain-des-Prés. La photographie du livre est signée par Oskar Landi, photographe newyorkais. Dans le recueil, il figure également une étude de Nathanaël Gobenceaux, géo-graphe. La revue « Bordel », créée par Stéphane Million et Frédéric Beigbeder, présente les poèmes de Nicolas Grenier dans le cadre d’un numéro spécial sur le Japon.

Il publie son deuxième recueil, « A Côté de la Seine Autour de La Défense Cent Vingt-Sept Haïkus », préfacé par Jérôme Attal, et l’étude est signée par Nathanaël Gobenceaux. A ce titre, il est l’un des maîtres du tanka et du haïku en France, plus largement dans la francophonie et à travers le monde.

D’un point de vue historique, Nicolas Grenier écrit le poème sur la Shoah et le camp de Drancy, « Cité de la Muette », paru dans la revue poétique belge, Traversées. Arpenteur de son temps, il compose des poèmes sur les mythes contemporains, les marques internationales, ancrées dans l’inconscient collectif, jusqu’au épiphénomène de la culture de masse.

Il collabore avec des artistes du monde entier, des compositeurs de musique électronique, des photographes de réputation internationale, et écrit des poèmes avec des personnalités. Il rend hommage à des figures vivantes, Bill Gates, Warren Buffett, Paul Krugman, disparues, John Fitzgerald Kennedy, Ludwig Wittgenstein, Albert Einstein, et littéraires, James Joyce, Yves Bonnefoy et Fernando Pessoa.

L’œuvre de Nicolas Grenier se place aux confins des Modernes et des Anciens. A l’écoute du temps présent, l’auteur introduit dans une poétique contemporaine des formes classiques, sonnet, tanka, haïku. Le lieu géographique et le jeu linguistique restent une constante au fil de son propos. Son œuvre s’inscrit dans l’esthétique de la littérature postmoderniste. Au-delà, ses poèmes se distinguent par de longs titres. Jean Orizet évoque ainsi le poète : « Nicolas Grenier est un Petit Poucet moderne projeté dans une dérive entre Orient et Occident, où la fantaisie, seule, décide ».

Il a été membre de l’Academy of American Poets et de l’American Pen Center à New York, de l’Union des Ecrivaines et des Ecrivains Québecois à Montréal, de l’International Haiku Association à Tokyo, de Haiku Society of America et de Tanka Society of America, de British Haiku Society, de la Société Littéraire à Laval (Canada), de la Maison des Ecrivains et de la Littérature, du P.E.N Club à Paris, de la Washington Poets Association.

Il a été également membre de The Emily Dickinson International Society.

© copyright, 2013.

translations / traductions

FIN DU MONDE

Le chapeau s’envole du crâne d’un bourgeois,

En coup de vent des cris de joie se répercutent.

Les couvreurs s’effondrent et se brisent en trois.

Sur la côte – lit-on – le déluge entre en lutte.

 

La tempête s’élève et les vagues écument

Contre le littoral et la digue se rompt.

La plupart des hommes chopent un vilain rhume.

Les locomotives chutent du haut des ponts.


Jakob van Hoddis.

Traduction inédite, libre et rimée.

.

A Rosa.

Vous êtes jeune, je suis votre roi ;
Vous êtes l’espoir, et je n’en ai pas -
Profitez de la vie, avant le froid -
Cueillez les roses, avant leur trépas.

Contez la beauté auprès de l’amour -
Que le soleil tôt se perde dans l’ombre -
À présent aussi bon que chaque jour -
Et te prendre, Rosa, à la pénombre.

Abraham Lincoln.

Adaptation librement rimée en décasyllabes.

Nicolas GRENIER ©.

poems / poèmes

CITE DE LA MUETTE

Dans les murs de la cité de la Muette,
Des Français, des Juifs, des foules honnêtes.

Les uns rêvent de lointains paysages,
Les autres traînent devant le grillage.

Dans les bras, des enfants à l’agonie.
Les corps faméliques meurent d’ennui.

Au-delà du mur, la fraternité,
L’hiver, l’été, la vie, la liberté.

À la lumière d’un mirador,
Un cortège d’hommes à demi-morts.

L’étoile jaune greffée dans le cœur,
Ils s’éclipsent ni vaincu ni vainqueur.

Nuit et jour, sous les cieux sang et or,
Les convois roulent jusqu’à Sobibor.

.

UNE SAINTE

Silencieuse, cheveux noirs,

Perdue dans la moiteur ;

Dans la pièce, seule la fenêtre

Tremble au vent.

 

Sous les draps, à demi découverte,

Tu retournes encore ta Beauté,

Sur le dos et sur le ventre,

Qu’aucun souffle ne vient troubler.


© copyright.

projects / projets avec l’auteur

vous souhaitez collaborer ou construire un projet :

vous êtes un label, compositeur, DJ, musicien, interprète, sound designer
vous êtes chorégraphe
vous êtes photographe
vous êtes créateur de mode
vous êtes écrivain, poète
vous êtes curateur, plasticien, designer, vidéaste, illustrateur, graphiste
vous êtes porteur de projets d’entreprise dans tous secteurs, mécène

contact par message sur la page fan facebook.

haïku

nicolas grenier a composé des haïkus en langue anglaise sur un mot suggéré par des personnalités du monde des arts, de la culture et de l’entreprise.

joseph agostini, carmen athena bramly, pierre autin-grenier, rita azevedo gomes, gilles babinet, alex beaupain, catherine belkhodja, bruce benderson, cécile berrebi de noailles, philippe besson, solange bied-charreton, pascal bonitzer, nicolas bordas, laurent bouhnik, pascal boulanger, christophe bourseiller, maïa brami, antoine bueno, maria grazia calandrone, jean-charles de castelbajac, mathieu césar, jean-david chamboredon, arnauld champrenier-trigano, pierre chappaz, ariane charton, ladislas chollat, frédéric chouraqui, catherine clément, régis clinquart, jean-paul cluzel, harold cobert, francis coffinet, denis cosnard, sabine crossen, jostein dahl-gjelsvik, francis dannemark, alain defossé, raphaël denis, stéphane distinguin, lydia djebaili, antoine dole, jean-claude dreyfus, julie durand, olivia elkaïm, giovanni fontana, david foenkinos, sandra freeman, giovanna frene, nathanaël gobenceaux, valentine goby, charles gonzales, joschi guitton, monte hellman, sophie jabès, philippe jaenada, stéphanie janicot, serge joncour, serge katz, thibault lang-willar, gabrielle de lassus saint-geniès, anne-sophie le rol, hervé le tellier, claude levêque, justine-juliette lévy, léon-marc lévy, marco lucchi, jean-clet martin, agnès merlet, constance meyer, rasmus michau, virginie michelet, pierre mikailoff, emmanuel moses, victoria neel, vincenzo ostuni, rui nogueira, renzo paris, aymeric patricot, florence payros, cypora petitjean-cerf gutierez, richard pinhas, rossella pompeo, jean portante, thomas b reverdy, jean-yves reuzeau, stéphanie reynaud, pasquale riviezzo, lea santamaria, lucia sapio, aziz senni, cedar sigo, olivier steiner, martin stranka, laurent de sutter, camille de toledo, valérie tong cuong, lauren withrow, carole zalberg,

News / Actualités

2014

Choregraphy / Lyrics: initials mb: moreno bernardi: 1971 verona: autobiografia 2013

2013

Book / A Côté de la Seine Autour de la Défense Cent Vingt-Sept Haïkus, préface de Jérôme Attal, étude de Nathanaël Gobenceaux

Book / Palais de l’Elysée Hôtel de Matignon Ministère des Affaires Etrangères & Autres Lieux de Pouvoir de la République Française en Haïkus

2012

Music / Dirty Art Club: Your Life Sounds Like a Silk Petal Falling Into the Universe

Nicolas Grenier’s official website containing news, lyrics, information, audio files and contact.

music / musique

Nicolas Grenier collabore avec des compositeurs du monde entier.

Anna Stereopoulou : Marrakech Below the Waterline Schweppes Symphony.

Bruce Leitch : Dreaming in the Southern Polar Cap of Your Thin Arms.

Bruce Leitch : ON the PlurAlity Of WorLds Nineteen Ninety-One.

Bruce Leitch : A Cosmos is a Harmonious and Philosophical System.

Dirty Art Club : Your Life Sounds Like a Silk Petal Falling Into the Universe.

Elizabeth Veldon : (In Her Eyes) Space is Curved and it is Possible to Have a Straight Line.

The Implicit Order : Windows to Bill Gates or Paul Allen and History of Windows.

The Implicit Order : John Fitzgerald Kennedy and the Toddler Nicholas from Paris in Five Stories.

The Implicit Order : Mark Zuckerberg The Magic Mountain Life and Times.

The Implicit Order : George Washington A Capitol an Idol.

The Implicit Order : Paul Krugman The Conscience of a Liberal.

The Implicit Order : Warren Buffett Speaks for The First Time With a Legendary French Poet.

The Implicit Order : Rem Koolhaas for the City Like an Addictive Machine.

The Implicit Order : Einstein, Nicholas, my Fantastic Wife and our Dog on the Beach at Home.

The Implicit Order : Ionic Atomic Molecular Particles and Bombastic Rays in Outer Space.

Soren Andreasen : (Lo)op Qu(an)tum Cosmology in a Holy Spirit.

Lost Trail : In the Edge of the Rose Garden Above Yves Bonnefoy.

Luis Antero : Pessoa Was Never Born, He Only Appears Like a Ghost in my Condo.

Laetitia Schteinberg : In my Happy Childhood, I Play Mathematics and No Piano.

Takuma Inoue feat. Jean-Philippe Dartois : (Ballad) On a Street in Phoenix or in City Loan Long Beach.

Hiroshi Yamauchi : (Born to Love) The Shortest Theorem of a Life.

Hiroshi Mehata : In the Eyes Virtual[ization] is Eternal Point.

Nao Sakamoto : Bank of the Seine in the Northwestern Suburbs of an Imaginary City.

Marco Lucchi : Sur le Chemin La Nuit.

Inga Liljeström : (Her Pianistic Lips) Stellar Radio Source Under Your Cloche Hat.

Landmaker, feat. Robert Lewinski, Bruce Leitch : Hips Hipster Mass Master.

Landmaker, feat. Robert Lewinski, Bruce Leitch : Either Blether Father.

Landmaker, feat. Robert Lewinski, Bruce Leitch : Update Me Download Me Sign Me Up.

Torphy : James Joyce Became a D.J in the West of London.

Javier Rosendo : Timeline of Cosmological Theories or Sloan Great Wall.

Zoy Winterstein : L’oeil Tourné Sur un Oreiller d’Eau Fraîche.

Yuzima : Your Eyes Are Like Solar Sparkling Bubbles.

Jean-Luc Hervé Berthelot : At the Terrace of an Imaginary Land, Wittgenstein Sips a Redbull and I the Poet an Orange Fanta.

Robert Shaun : En Souvenir d’un Esprit en Goguette à l’Hôtel de Mortemart.

Robert Lewinski : How Long is Her Hair in a Projection Room? Statistical and Fractional Dimension.

Motohiko Hirami : The First Day of Your New Life (From Mount Sinai).

Motohiko Hirami : The Voice in Your Hand.

Pour tout projet musical, contact par la page fan facebook.

poèmes de circonstance

TANKA FOR ZARA RETAIL COMPANIES ESTABLISHED IN 1975 –

CLOTHING STORE IN PARIS

 

OUTSIDE (ONE)     

Au soleil d’été

Le long de la baie vitrée

Le mannequin pose

Avec le geste de l’infant

Au fond de l’âme la joie

 

INSIDE (TWO)

À l’étage 2

Sous la lumière argentée

Les cintres résonnent

Face au miroir de silence

La jeune fille s’agite



 

PALAIS DE L’ÉLYSEÉ

55, RUE DU FAUBOURG SAINT-HONORÉ


À Nicolas Beaujon, banquier et Conseiller d’État (1718-1786).


I.

Au Salon Murat

La pendule oublie le temps

La nuit n’est que jour

 

II.

Dans la cour d’honneur

Après les degrés de pierre

L’huissier se retourne

 

III.

Par ciel infini

Face à la grille du Coq

L’eau nuée jaillit

 

IV.

En haut du palais

À l’aurore virevolte

Le drapeau français

 

V.

Au fond du couloir

Derrière un rideau tiré

Des voix s’éternisent


© copyright.

biography / biographie

Poète français, Nicolas Grenier est né en 1975. Il étudie à Sciences Po Paris, à l’Ecole Normale Supérieure, à l’Université Humboldt à Berlin, et en Sorbonne. Dans son parcours universitaire, il travaille pour l’essentiel sur la poésie, Ingeborg Bachmann, poétesse et romancière autrichienne.

Ses premiers poèmes paraissent dans la revue Europe fondée par Romain Rolland en 1923. Il s’agit d’un cycle de poèmes « State Poems », sur cinquante-et-un Etats américains, le titre faisant référence au recueil « Statische Gedichte » de Gottfried Benn. Des poèmes du recueil inédit en France « Paysages de Neige » sont publiés dans une vingtaine de revues américaines, notamment dans la revue Tower Journal, dans un numéro avec Kay Ryan, Prix Pulitzer de Poésie, 2011. Cinquante revues francophones ont publié des poèmes de l’auteur.

Il traduit des poètes allemands, Durs Grünbein, Georg Trakl, surtout « Fin du Monde » de Jakob van Hoddis, poème-phare de l’expressionnisme allemand dans une version libre et rimée en alexandrins, quatre-vingt-neuf ans après Louis Aragon. Il est l’auteur d’un article sur la poésie germanophone pour la revue Poésie Première, « Leçon sur la poésie de langue allemande d’après-guerre par un auteur français : représentation chronologique et exposition méthodique en présence de dix-sept poètes historiques ». L’auteur a également traduit des poèmes des Présidents des Etats-Unis, Abraham Lincoln, Jimmy Carter, Barack Obama.

Son recueil « Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d’après » préfacé par Jean Orizet, membre de l’académie Mallarmé, obtient le prix Paul Eluard décerné par la Société des Poètes Français. Le livre comporte un ensemble de tanka, forme suprême de poésie médiévale japonaise qu’il remet au goût du jour à travers un lieu parisien, Saint-Germain-des-Prés. La photographie du livre est signée par Oskar Landi, photographe newyorkais. Dans le recueil, il figure également une étude de Nathanaël Gobenceaux, géo-graphe. La revue « Bordel », créée par Stéphane Million et Frédéric Beigbeder, présente les poèmes de Nicolas Grenier dans le cadre d’un numéro spécial sur le Japon.

Il publie son deuxième recueil, « A Côté de la Seine Autour de La Défense Cent Vingt-Sept Haïkus », préfacé par Jérôme Attal, et l’étude est signée par Nathanaël Gobenceaux. A ce titre, il est l’un des maîtres du tanka et du haïku en France, plus largement dans la francophonie et à travers le monde.

D’un point de vue historique, Nicolas Grenier écrit le poème sur la Shoah et le camp de Drancy, « Cité de la Muette », paru dans la revue poétique belge, Traversées. Arpenteur de son temps, il compose des poèmes sur les mythes contemporains, les marques internationales, ancrées dans l’inconscient collectif, jusqu’au épiphénomène de la culture de masse.

Il collabore avec des artistes du monde entier, des compositeurs de musique électronique, des photographes de réputation internationale, et écrit des poèmes avec des personnalités. Il rend hommage à des figures vivantes, Bill Gates, Warren Buffett, Paul Krugman, disparues, John Fitzgerald Kennedy, Ludwig Wittgenstein, Albert Einstein, et littéraires, James Joyce, Yves Bonnefoy et Fernando Pessoa.

L’œuvre de Nicolas Grenier se place aux confins des Modernes et des Anciens. A l’écoute du temps présent, l’auteur introduit dans une poétique contemporaine des formes classiques, sonnet, tanka, haïku. Le lieu géographique et le jeu linguistique restent une constante au fil de son propos. Son œuvre s’inscrit dans l’esthétique de la littérature postmoderniste. Au-delà, ses poèmes se distinguent par de longs titres. Jean Orizet évoque ainsi le poète : « Nicolas Grenier est un Petit Poucet moderne projeté dans une dérive entre Orient et Occident, où la fantaisie, seule, décide ».

Il a été membre de l’Academy of American Poets et de l’American Pen Center à New York, de l’Union des Ecrivaines et des Ecrivains Québecois à Montréal, de l’International Haiku Association à Tokyo, de Haiku Society of America et de Tanka Society of America, de British Haiku Society, de la Société Littéraire à Laval (Canada), de la Maison des Ecrivains et de la Littérature, du P.E.N Club à Paris, de la Washington Poets Association.

Il a été également membre de The Emily Dickinson International Society.

© copyright, 2013.

translations / traductions

FIN DU MONDE

Le chapeau s’envole du crâne d’un bourgeois,

En coup de vent des cris de joie se répercutent.

Les couvreurs s’effondrent et se brisent en trois.

Sur la côte – lit-on – le déluge entre en lutte.

 

La tempête s’élève et les vagues écument

Contre le littoral et la digue se rompt.

La plupart des hommes chopent un vilain rhume.

Les locomotives chutent du haut des ponts.


Jakob van Hoddis.

Traduction inédite, libre et rimée.

.

A Rosa.

Vous êtes jeune, je suis votre roi ;
Vous êtes l’espoir, et je n’en ai pas -
Profitez de la vie, avant le froid -
Cueillez les roses, avant leur trépas.

Contez la beauté auprès de l’amour -
Que le soleil tôt se perde dans l’ombre -
À présent aussi bon que chaque jour -
Et te prendre, Rosa, à la pénombre.

Abraham Lincoln.

Adaptation librement rimée en décasyllabes.

Nicolas GRENIER ©.

poems / poèmes

CITE DE LA MUETTE

Dans les murs de la cité de la Muette,
Des Français, des Juifs, des foules honnêtes.

Les uns rêvent de lointains paysages,
Les autres traînent devant le grillage.

Dans les bras, des enfants à l’agonie.
Les corps faméliques meurent d’ennui.

Au-delà du mur, la fraternité,
L’hiver, l’été, la vie, la liberté.

À la lumière d’un mirador,
Un cortège d’hommes à demi-morts.

L’étoile jaune greffée dans le cœur,
Ils s’éclipsent ni vaincu ni vainqueur.

Nuit et jour, sous les cieux sang et or,
Les convois roulent jusqu’à Sobibor.

.

UNE SAINTE

Silencieuse, cheveux noirs,

Perdue dans la moiteur ;

Dans la pièce, seule la fenêtre

Tremble au vent.

 

Sous les draps, à demi découverte,

Tu retournes encore ta Beauté,

Sur le dos et sur le ventre,

Qu’aucun souffle ne vient troubler.


© copyright.

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