Poète français, Nicolas Grenier est né en 1975. Il étudie à Sciences Po Paris, à l’Ecole Normale Supérieure, à l’Université Humboldt à Berlin, et en Sorbonne. Dans son parcours universitaire, il travaille pour l’essentiel sur la poésie, Ingeborg Bachmann, poétesse et romancière autrichienne.
Ses premiers poèmes paraissent dans la revue Europe fondée par Romain Rolland en 1923. Il s’agit d’un cycle de poèmes « State Poems », sur cinquante-et-un Etats américains, le titre faisant référence au recueil « Statische Gedichte » de Gottfried Benn. Des poèmes du recueil inédit en France « Paysages de Neige » sont publiés dans une vingtaine de revues américaines, notamment dans la revue Tower Journal, dans un numéro avec Kay Ryan, Prix Pulitzer de Poésie, 2011. Cinquante revues francophones ont publié des poèmes de l’auteur.
Il traduit des poètes allemands, Durs Grünbein, Georg Trakl, surtout « Fin du Monde » de Jakob van Hoddis, poème-phare de l’expressionnisme allemand dans une version libre et rimée en alexandrins, quatre-vingt-neuf ans après Louis Aragon. Il est l’auteur d’un article sur la poésie germanophone pour la revue Poésie Première, « Leçon sur la poésie de langue allemande d’après-guerre par un auteur français : représentation chronologique et exposition méthodique en présence de dix-sept poètes historiques ». L’auteur a également traduit des poèmes des Présidents des Etats-Unis, Abraham Lincoln, Jimmy Carter, Barack Obama.
Son recueil « Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d’après » préfacé par Jean Orizet, membre de l’académie Mallarmé, obtient le prix Paul Eluard décerné par la Société des Poètes Français. Le livre comporte un ensemble de tanka, forme suprême de poésie médiévale japonaise qu’il remet au goût du jour à travers un lieu parisien, Saint-Germain-des-Prés. La photographie du livre est signée par Oskar Landi, photographe newyorkais. Dans le recueil, il figure également une étude de Nathanaël Gobenceaux, géo-graphe. La revue « Bordel », créée par Stéphane Million et Frédéric Beigbeder, présente les poèmes de Nicolas Grenier dans le cadre d’un numéro spécial sur le Japon.
Il publie son deuxième recueil, « A Côté de la Seine Autour de La Défense Cent Vingt-Sept Haïkus », préfacé par Jérôme Attal, et l’étude est signée par Nathanaël Gobenceaux. A ce titre, il est l’un des maîtres du tanka et du haïku en France, plus largement dans la francophonie et à travers le monde.
D’un point de vue historique, Nicolas Grenier écrit le poème sur la Shoah et le camp de Drancy, « Cité de la Muette », paru dans la revue poétique belge, Traversées. Arpenteur de son temps, il compose des poèmes sur les mythes contemporains, les marques internationales, ancrées dans l’inconscient collectif, jusqu’au épiphénomène de la culture de masse.
Il collabore avec des artistes du monde entier, des compositeurs de musique électronique, des photographes de réputation internationale, et écrit des poèmes avec des personnalités. Il rend hommage à des figures vivantes, Bill Gates, Warren Buffett, Paul Krugman, disparues, John Fitzgerald Kennedy, Ludwig Wittgenstein, Albert Einstein, et littéraires, James Joyce, Yves Bonnefoy et Fernando Pessoa.
L’œuvre de Nicolas Grenier se place aux confins des Modernes et des Anciens. A l’écoute du temps présent, l’auteur introduit dans une poétique contemporaine des formes classiques, sonnet, tanka, haïku. Le lieu géographique et le jeu linguistique restent une constante au fil de son propos. Son œuvre s’inscrit dans l’esthétique de la littérature postmoderniste. Au-delà, ses poèmes se distinguent par de longs titres. Jean Orizet évoque ainsi le poète : « Nicolas Grenier est un Petit Poucet moderne projeté dans une dérive entre Orient et Occident, où la fantaisie, seule, décide ».
Il a été membre de l’Academy of American Poets et de l’American Pen Center à New York, de l’Union des Ecrivaines et des Ecrivains Québecois à Montréal, de l’International Haiku Association à Tokyo, de Haiku Society of America et de Tanka Society of America, de British Haiku Society, de la Société Littéraire à Laval (Canada), de la Maison des Ecrivains et de la Littérature, du P.E.N Club à Paris, de la Washington Poets Association.
Il a été également membre de The Emily Dickinson International Society.
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